Respirer pour s’exprimer : et si ton souffle savait déjà ce que tu veux dire?
5 minutes de pratique vocale avec Marcin
Cet article reprend l’édition 002 de mon infolettre « 5 minutes de pratique vocale avec Marcin » : chaque semaine, un principe, une pratique pour ta voix, cinq minutes.
La semaine dernière, on a laissé l’inspiration arriver toute seule. C’est le souffle du repos, et c’est une excellente base.
Mais chanter, ce n’est pas se reposer ;) Cette semaine, on fait un pas de plus : le souffle qui naît de l’envie d’exprimer quelque chose.
Imagine que tu viens d’apprendre une excellente nouvelle. Tu appelles une personne que tu aimes. Ça sonne. Elle décroche.
Et juste avant que tu dises « Devine quoi! », il se passe quelque chose.
Ton corps inspire. Vite, juste assez, sans que tu y penses une seconde. Le fond de la gorge s’ouvre. Le torse s’anime. Personne ne t’a appris ça. Aucun professeur, aucun livre. Et pourtant, c’est probablement une des inspirations les plus efficaces que tu prendras de la journée.
Garde cette image en tête. On y revient.
Deux souffles différents
Il y a la respiration de repos : celle qui te garde en vie pendant que tu lis, que tu dors, que tu conduis. Lente, régulière, discrète.
Et il y a la respiration qui répond à une impulsion : l’envie de dire, d’appeler, de rire, de raconter. Celle-là est différente. Plus vive, mieux dosée, déjà tournée vers le son qui s’en vient.
Ton corps est programmé pour les deux. Le problème, c’est que beaucoup de gens, en chantant, prennent leur air comme on fait le plein d’essence : une grande inspiration technique, détachée de toute intention, et ensuite on se demande quoi en faire. Le souffle arrive avant l’envie. Et souvent, il arrive avec ses tensions.
Ce qu’on cherche plutôt, c’est un torse disponible. Ni rigide, ni affaissé. Souple et prêt à répondre. Un torse qui laisse l’envie de dire régler la mécanique à ta place.
La pratique : l’inspiration de la bonne nouvelle
En position assise ou debout. Trois à cinq essais suffisent.
1. Laisse le ventre se relâcher. Pas s’effondrer : il garde un peu de tonus, comme un muscle qui écoute.
2. Trouve une phrase agréable que tu as vraiment envie de dire à quelqu’un. Une vraie, même petite : « Il reste du gâteau! » ou « J’ai trouvé un billet de 20 $ dans mon manteau! »
3. Laisse l’inspiration naître de cette envie. Ne décide pas de sa profondeur. Laisse ton corps s’occuper des détails.
4. Dis ta phrase à voix haute, sans retenir ton souffle entre l’inspiration et le premier mot. L’envie porte l’air directement dans le son.
5. Recommence, et cette fois, observe. Où l’air est-il allé? Souvent, la sensation descend, s’élargit, puis monte : le ventre, les flancs, le bas du dos, les côtes. Tout autour du torse. Et ta gorge, elle? Le fond de la bouche s’est-il ouvert, comme au début d’une surprise agréable?
6. Puis chante ta phrase sur une seule note confortable. Ou simplement sur un « Ah! » de bonne surprise.
Pour comparer, une seule fois : prends une « grande respiration » volontaire, puis dis la même phrase. Remarque ce qui change dans la gorge, dans les épaules, dans le début du son.
La qualité essentielle ici, c’est l’intention, pas la quantité d’air.
Pourquoi ça fonctionne
Ta respiration de repos est réglée en grande partie automatiquement. Dès que tu as l’intention de parler, ton cerveau s’en mêle et façonne l’inspiration en fonction de ce qui s’en vient.
Des chercheurs en phonétique l’ont mesuré. Les études sur la production de la parole observent un lien solide : plus la phrase qui suit est longue, plus l’inspiration qui la précède tend à être profonde. Une précision honnête : cette anticipation n’est pas universelle, et certaines études n’ont trouvé qu’un effet limité. Mais la tendance est là : ton corps se prépare à ce que tu t’apprêtes à dire. (yale, frontiersin)
Pour que cette anticipation puisse s’exprimer, le torse doit pouvoir répondre. Un ventre verrouillé empêche le diaphragme de descendre librement. Un ventre complètement abandonné rend le départ du son moins précis. Entre les deux : un relâchement qui garde un peu de tonicité. C’est ce qui permet à l’inspiration de se répartir tout autour du torse au lieu de monter dans les épaules.
Et l’émotion ne touche pas seulement le torse. Elle façonne aussi la gorge. Compare l’inspiration d’une bonne surprise à celle d’une appréhension : la première tend à ouvrir le fond de la gorge, la seconde à la resserrer. Ton pharynx écoute ce que tu ressens.
Trois erreurs à éviter
Jouer l’émotion au lieu de la ressentir.
Laisser le ventre s’effondrer, ou le garder verrouillé.
Retenir ton souffle entre l’inspiration et le premier son.
Les trois coupent le même fil : celui qui relie l’envie de dire au geste de respirer. Et sans ce fil, on retombe dans la respiration « technique », celle qu’on prend avant de savoir pourquoi.
Ce que tu vas peut-être remarquer
Une inspiration plus courte que prévu, et pourtant suffisante.
Une gorge plus ouverte, sans l’avoir cherchée.
Un premier son plus net, plus facile.
Ou au contraire, une difficulté à trouver quelque chose d’agréable à dire.
Tout ça, c’est de l’information. Pas un verdict.
Si trouver une bonne nouvelle te paraît difficile en ce moment (ça arrive), choisis quelque chose de tout simple : dire bonjour à une personne que tu aimes, ou nommer ton repas préféré. L’envie n’a pas besoin d’être grande. Elle a besoin d’être vraie.
Cinq minutes. Une phrase agréable. Trois à cinq essais. Avant ton échauffement vocal, avant un appel important, ou juste avant de chanter.
La semaine dernière, on a laissé l’air arriver. Cette semaine, on laisse l’envie de dire l’appeler. Ton corps sait déjà respirer pour vivre. Il sait aussi respirer pour dire. Chanter, c’est lui faire confiance pour les deux.
Pour aller plus loin
Camp vocal intensif — du 9 au 12 octobre. Dernière chance : les inscriptions ferment ce dimanche 4 octobre à 21 h. Tout le stage ou les journées séparées « à la carte ». Quatre jours, de 10 h à 17 h : chant et technique vocale, alignement postural, respiration et relaxation, auto-rééducation de la voix, gestion du stress de performance. Avec Marcin et une équipe de 4 professeurs. En personne à Québec, sur Zoom ou en reprise. Aucune expérience vocale ou musicale requise. Voir le camp
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À la semaine prochaine,
Marcin
Fondateur de La Voix Résiliente
5 minutes de pratique vocale avec Marcin
Cet article reprend l’édition 001 de mon infolettre « 5 minutes de pratique vocale avec Marcin ». L’idée est simple : un principe, une pratique, cinq minutes. Rien à prouver, rien à performer. Juste quelque chose à essayer avant ton prochain échauffement vocal, ton prochain cours de chant, ton prochain karaoké.
On commence par le souffle. Évidemment.
Frederick Matthias Alexander et la voix qui le lâchait
Frederick Matthias Alexander était acteur et récitant. Au tournant du 20e siècle, sa voix le lâchait en pleine représentation. Enrouement, perte de puissance, extinction. Les médecins ne trouvaient rien. Le repos aidait un peu, puis tout recommençait dès qu’il remontait sur scène.
Alors il a fait quelque chose d’inhabituel pour l’époque : il s’est installé devant des miroirs et il s’est observé, pendant des années.
Ce qu’il a fini par comprendre n’était pas une découverte sur sa voix. C’était une découverte sur lui.
Chaque fois qu’il se préparait à parler, il déclenchait une série de réactions automatiques — la nuque qui se raidit, la tête qui recule, le torse qui se comprime, le souffle qui se force. Le problème n’était pas dans le larynx. Il était dans tout ce qu’il ajoutait autour.
De cette observation est née la technique Alexander, aujourd’hui enseignée dans la plupart des grandes écoles de théâtre et de musique du monde. Et le principe central tient en une phrase : on met presque toujours plus d’effort que nécessaire.
Marcher. Laver la vaisselle. Prendre un verre d’eau. Respirer. Surtout respirer.
Le contresens de la « grande respiration »
La plupart des approches respiratoires te demandent de prendre une inspiration plus profonde. Inspire par le nez. Remplis. Descends le souffle. Élargis les côtes.
La technique Alexander propose l’inverse, et c’est plus subtil qu’il n’y paraît : plutôt que d’aller chercher l’air, on laisse l’expiration se terminer, puis on relâche le contrôle et on laisse l’inspiration suivante arriver toute seule.
On n’apprend pas à mieux respirer. On arrête d’interférer.
Pour quelqu’un qui chante, la nuance est énorme. Une inspiration tirée, aspirée, forcée, arrive avec son cortège habituel : gorge qui se serre, épaules qui montent, mâchoire qui se verrouille, larynx qui se déplace vers le haut. Tu as fait le plein d’air, oui. Mais tu as aussi rempli ton instrument de tension avant même d’avoir émis un son.
La pratique : le « a » chuchoté
Assis, debout ou couché. Trois à cinq cycles suffisent.
1. Laisse la nuque, la mâchoire et la gorge s’assouplir. Ne les « place » pas — laisse-les simplement arrêter de travailler.
2. Expire doucement par la bouche, en chuchotant un « a » très léger.
3. Va seulement jusqu’à la fin naturelle et confortable de l’expiration. Pas jusqu’au bout. Pas jusqu’au vide.
4. Ferme la bouche et attends. Sans prendre de respiration volontairement.
5. Remarque l’air qui entre par le nez, tout seul.
6. Laisse les quelques respirations suivantes trouver leur propre rythme.
La qualité essentielle ici, c’est la permission, pas l’effort.
Pourquoi ça fonctionne
Le souffle et le cœur sont couplés. Le rythme cardiaque s’accélère légèrement à l’inspiration et ralentit à l’expiration, en grande partie par l’influence du nerf vague. Une expiration calme et non forcée soutient la régulation parasympathique et améliore la coordination entre respiration, fréquence cardiaque et pression artérielle.
Une précision importante, parce qu’on lit souvent l’inverse : l’inspiration qui « arrive toute seule » n’est pas passive. Ton système respiratoire la génère activement, comme toujours. Ce que tu relâches, ce n’est pas le mécanisme — c’est le surcontrôle conscient que tu ajoutes par-dessus.
Trois erreurs à éviter
Forcer l’expiration jusqu’au bout.
Contracter fortement l’abdomen.
Retarder volontairement l’inspiration suivante.
Les trois produisent la même chose : une faim d’air. Et la faim d’air ne calme pas le système nerveux — elle déclenche une alarme. Tu obtiendrais exactement le contraire de ce que tu cherches.
Ce que tu vas peut-être remarquer
C’est souvent là que la pratique devient intéressante.
Une envie de précipiter l’inspiration.
Une petite peur de manquer d’air.
Une tension dans la gorge au moment de l’attente.
Une difficulté à ne rien faire.
Ces observations ne sont pas des échecs de l’exercice. Elles sont l’exercice.
Une note de prudence : l’attention portée au souffle peut être activante pour certaines personnes — symptômes de panique, difficultés respiratoires, ou forte sensibilité aux sensations internes. Si c’est ton cas, garde les yeux ouverts, reste orienté dans la pièce, raccourcis l’expiration, ou arrête. L’invitation reste une invitation.
Cinq minutes. Trois à cinq cycles. Avant ton échauffement, entre deux clients, ou juste avant de monter sur scène.
Alexander le disait ainsi : notre tâche n’est pas de mieux respirer, mais d’interférer moins. Le corps sait déjà comment prendre la prochaine inspiration.
Pour aller plus loin
Mieux respirer pour mieux chanter — cours d’initiation gratuit. Mercredi 30 septembre, de 18 h à 19 h (heure du Québec), en personne à Québec, en direct sur Zoom ou en reprise. Aucune expérience vocale ou musicale requise. La suite naturelle de cette pratique. Réserver ma place
Camp vocal intensif — du 9 au 12 octobre. Quatre jours, de 10 h à 17 h : chant et technique vocale, alignement postural, respiration et relaxation, auto-rééducation de la voix, gestion du stress de performance. En personne à Québec, sur Zoom ou en reprise. Inscription jusqu’au dimanche 4 octobre à 21 h. Voir le camp
Tu veux recevoir la prochaine pratique directement dans ta boîte courriel ? Chaque semaine, l’infolettre « 5 minutes de pratique vocale avec Marcin » t’apporte un principe et un exercice de cinq minutes.
À la semaine prochaine,
Marcin
Fondateur de La Voix Résiliente
Je viens de lire l’article de CBS News à propos de Miley Cyrus et de son diagnostic d’œdème de Reinke. Ce trouble, souvent causé par une surutilisation ou une mauvaise gestion vocale, modifie l’élasticité des cordes vocales et altère le timbre de manière parfois irréversible.
Ce qui me frappe, c’est à quel point ce que certain·e·s perçoivent comme une « voix unique » est en réalité un signal d’alarme du corps. Une voix rauque, une fatigue vocale chronique ou une perte de souplesse ne sont pas simplement des « caractéristiques artistiques » — ce sont des appels à l’aide du système vocal.
En tant que coach vocal, je crois profondément qu’aucune recherche esthétique ne devrait primer sur la santé vocale. Le fait que Miley ressente le besoin de s’éloigner de la scène pour préserver sa voix est tout à son honneur, mais cela révèle aussi une culture de la performance où les artistes sont souvent poussé·e·s jusqu’à l’usure.
Que ce soit pour des chanteur·euse·s professionnel·le·s, des enseignant·e·s, des conférencier·ère·s ou des personnes en rééducation vocale : préserver sa voix n’est pas un luxe, c’est une nécessité.
La prévention, l’éducation vocale et l’écoute du corps doivent être au cœur de toute pratique vocale. Il est possible de développer puissance, endurance et expressivité sans sacrifier sa santé.
Protégeons nos voix. Ce sont des instruments irremplaçables.

La Voix Résiliente est fière d’avoir contribué à la préparation vocale de Katrine, avant et pendant la durée de la saison 2025 de l’émission Star Académie 2025!

Katrine Sansregret, qui suit une formation vocale à La Voix Résiliente avec le coach vocal Marcin Brzeziński depuis près de 2 ans, chante en duo avec Lara Fabian à Star Académie TVA. Quel moment riche en émotions et quel bel accomplissement pour cette jeune artiste!
J’aimerais partager avec vous une histoire inspirante qui illustre parfaitement le pouvoir des bonnes techniques vocales.
Les producteurs de Star Académie 2025 m’ont contacté à la sixième semaine de l’émission au sujet d’une de leurs participantes, Katrine Sansregret, qui est aussi ma cliente en coaching vocal individuel depuis près de 2 ans. Malgré son immense talent, Katrine faisait face à une fatigue vocale grandissante et des difficultés à projeter sa voix sans tension. Lors des répétitions et performances, elle sentait qu’elle devait forcer pour se faire entendre, ce qui limitait son endurance et son aisance sur scène.
Plutôt que de lui conseiller de « faire plus de voix de tête » ou de « détendre sa voix », comme on l’entend souvent, nous avons travaillé sur une approche surprenante : l’appel au loin (calling).
L’appel au loin : la clé d’une voix puissante sans effort
Ce concept, souvent mal compris, consiste à utiliser les principes de résonance et d’épaisseur des cordes vocales pour projeter la voix sans tension excessive. C’est la même technique que nous utilisons instinctivement lorsque nous appelons quelqu’un au loin, d’une manière naturelle et efficace.
Le résultat? En intégrant cette technique et d’autres recommendations, Katrine a immédiatement gagné en puissance et en confiance, tout en ressentant moins de fatigue vocale. Ses notes étaient plus pleines, son timbre plus riche et elle a pu performer à l’émission en direct du dimanche, sans crainte d’épuiser sa voix, devant plus d’un millions de téléspectateurs! Deux semaines plus tard, elle aussi offert une magnifique prestation en duo avec Lara Fabian, un bel accomplissement pour cette jeune artiste. Finalement, elle est devenue grande finaliste de Star Académie 2025 grâce aux magnifiques interprétations de ses propres compositions originales, dont Minable, qui est rapidement devenue l’une des chansons francophones les plus téléchargées au Canada.
Bonne nouvelle : vous pouvez apprendre ces techniques vous aussi!
Lors de notre Weekend portes ouvertes, les 10 et 11 mai 2025 prochains, nous explorerons ensemble comment améliorer votre voix, optimiser votre projection et gérer le stress de performance.
Que vous soyez artiste, enseignant.e, avocat.e ou conférencier.ère, ces ateliers sur la voix ouverts au grand public vous permettront de découvrir des outils concrets pour éliminer la fatigue vocale et libérer toute la puissance de votre voix.
À très bientôt,
Marcin Brzezinski, fier professeur de chant de Katrine Sansregret, coach vocal et fondateur de La Voix Résiliente
Hier soir, j’ai eu le privilège d’assister à la première médiatique de La Famille Addams, une production qui a su capturer l’essence décalée et fascinante de cette famille légendaire tout en y insufflant une énergie vibrante et contemporaine. Dès le premier instant, après une dynamique introduction du metteur en scène René Simard, le public a été emporté dans un univers où humour noir, émotions profondes et prouesses artistiques se sont harmonieusement entremêlés.
Chaque détail du spectacle témoignait d’un travail colossal de la part de l’équipe créative et des artistes. Des décors somptueux aux costumes minutieusement élaborés, tout était pensé pour magnifier l’histoire. Mais ce sont les performances humaines qui, à mes yeux, ont transcendé la soirée. L’ensemble des comédiens et chanteurs a offert une prestation magistrale, où le talent individuel s’est parfaitement allié à une synergie collective remarquable.
Je tiens à souligner particulièrement la performance de Rita Tabbakh dans le rôle de Morticia. Au fil des années, j’ai eu le bonheur et l’honneur de l’accompagner à plusieurs reprises dans son développement vocal. La voir hier, au sommet de son art, habiter la scène avec une telle élégance et une telle profondeur m’a profondément ému. Son interprétation de Morticia, à la fois envoûtante et touchante, a été une véritable leçon d’art scénique et vocal.
Il est rare de vivre un spectacle où chaque élément semble parfaitement à sa place, où la musique, les chorégraphies et les dialogues s’imbriquent aussi naturellement pour créer une expérience mémorable. C’est exactement ce que La Famille Addams a accompli. René Simard, avec sa sensibilité et sa vision, a su diriger cette équipe avec une main de maître, et le résultat est tout simplement extraordinaire.
À la fin de la soirée, on ne pouvait qu’applaudir debout ce tour de force artistique qui nous rappelle combien le théâtre musical a le pouvoir de transporter, de faire rire et de toucher nos cœurs. Merci à toute l’équipe, sur scène comme en coulisses, pour cette soirée que je garderai en mémoire longtemps.
Je leur souhaite également une excellente endurance vocale et physique, car un véritable marathon de représentations les attend, avec des performances quasi quotidiennes jusqu’au 5 janvier, parfois même à raison de deux représentations par jour. Un défi à la hauteur de leur immense talent!
Marcin Brzezinski
Coach vocal et fondateur de La Voix Résiliente
La Méthode de La Voix Résiliente (LVR) de Marcin Brzezinski et l’Estill Voice Training System (EVT) sont deux approches d’entraînement vocal qui présentent des différences notables. Voici les principales différences entre la méthode LVR et l’EVT :
Approche holistique
La Méthode LVR adopte une approche plus globale et holistique de la voix. Elle considère la voix comme un tout, en combinant plusieurs aspects :
- L’équilibre dynamique du corps
- La coordination de la respiration
- L’utilisation optimale des cordes vocales
- L’exploration du timbre de la voix
- La flexibilité émotionnelle
- La communication et la présence authentique[2]
Cette approche multidimensionnelle permet de travailler sur tous les aspects de la production vocale de manière intégrée.
Accessibilité et facilité d’apprentissage
La Méthode LVR a été conçue pour être plus accessible et plus facile à apprendre que l’EVT. Elle propose des exercices concrets, ludiques et faciles à assimiler[2]. En revanche, l’EVT est souvent décrit comme un système très technique et complexe, nécessitant généralement une formation plus approfondie.
Public cible élargi
Bien que l’EVT soit applicable à différents styles vocaux, il est souvent associé à la formation des chanteur.se.s et des acteur.trice.s. La Méthode LVR, quant à elle, s’adresse explicitement à un public plus large, incluant des professionnell.e.s non-artistiques comme les enseignant.e.s, les orateur.trices.s et les animateur.trice.s [3]. Cette approche plus inclusive permet à un plus grand nombre de personnes de bénéficier de l’entraînement vocal.
Intégration de techniques modernes
La Méthode LVR intègre des techniques modernes et des approches scientifiques récentes, notamment :
- La nouvelle biomécanique du corps humain (biotensegrité)
- L’approche ACT (Acceptance and Commitment Training) pour la gestion du stress et de l’anxiété de performance
- Des accessoires d’entraînement modernes pour un développement rapide de la voix[2]
Cette intégration de techniques contemporaines peut offrir des avantages en termes d’efficacité et de pertinence pour les besoins vocaux actuels.
Focus sur la résilience vocale
Comme son nom l’indique, la Méthode LVR met l’accent sur la résilience vocale. Elle vise à maximiser l’endurance et la longévité de la production vocale, ce qui est particulièrement bénéfique pour les professionnell.e.s utilisant leur voix de manière intensive[3].
Philosophie basée sur l’humain et la bienveillance
La Méthode LVR repose sur une philosophie centrée sur l’humain, avec des valeurs de curiosité, de non-jugement et de bienveillance. Elle encourage chaque personne à découvrir le mode d’emploi unique de sa voix[2]. Cette approche peut favoriser un environnement d’apprentissage positif et peu stressant.
En conclusion, bien que l’Estill Voice Training soit une méthode reconnue et efficace, la Méthode LVR offre des avantages en termes d’approche holistique, d’accessibilité, de public cible élargi, d’intégration de techniques modernes, de focus sur la résilience vocale et de philosophie bienveillante. Ces caractéristiques peuvent la rendre particulièrement attrayante pour un large éventail de personnes cherchant à améliorer leur voix.
Citations:
[1] https://manonlevesque.com/cours-de-chant-montreal-la-pocatiere/problemes-voix-reeducation-vocale/modele-estill-voice-training/
[2] https://lavoixresiliente.com/la-methode-lvr/
[3] https://www.podcastjournal.net/Marcin-Brzezinski-l-orfevre-des-voix_a29018.html
[4] https://inter-lelieu.org/marcin-brzekinski-la-voix-resiliente-lentrainement-vocal-reinvente/
[5] https://lepointdevente.com/billets/la-voix-resiliente-liberer-sa-voix-du-stress
[6] https://evegodinrheault.com/a-propos/estill-voice-training/
[7] https://lavoixdynamique.com/estill-voice-training/estill-en-bref/
[8] https://en.wikipedia.org/wiki/Estill_Voice_Training

Lorsque nous faisons face à des pensées négatives et auto-dévalorisantes en situation d’anxiété de performance, il peut être difficile de se détacher émotionnellement de ces réflexions. C’est là que l’exercice de répétition de mots entre en jeu, une technique tirée de l’approche ACT simple mais puissante qui peut aider à diminuer l’impact émotionnel et la crédibilité de ces pensées.
Cet exercice fait partie du volet 5 de la méthode de La Voix Résiliente et a été perfectionné par le coach vocal Marcin Brzezinski, avec l’ajout novateur de l’outil VoixLibre basé sur la vocalisation dans un tube plongé dans l’eau.
Instructions pour l’exercice de répétition de mots » :
- Choisissez un mot significatif : Sélectionnez un mot qui est lié à une pensée négative ou auto-dévalorisante que vous souhaitez atténuer. Pour illustrer, nous allons utiliser le mot « inadéquat ».
- Trouvez un endroit calme : Cherchez un endroit calme et tranquille où vous vous sentez à l’aise pour exécuter l’exercice.
- Commencez la répétition : Prononcez le mot choisi à voix haute, dans un rythme régulier et confortable. Par exemple, « inadéquat, inadéquat, inadéquat… »
- Observez les sensations : Concentrez-vous sur la façon dont le mot résonne en vous. Prenez note de toute émotion ou réaction physique que vous pourriez ressentir.
- Poursuivez la répétition : Continuez à répéter le mot pendant au moins 45 secondes. Veillez à maintenir un rythme constant et à ne pas précipiter le processus.
- Observez les changements : Au fur et à mesure que vous répétez le mot, vous pourriez remarquer que sa signification commence à s’estomper. Il peut perdre son sens habituel et devenir une série de sons.
- Utilisez VoixLibre avec la résistance de l’eau (optionnel) : Pour une expérience renforcée, utilisez l’outil VoixLibre en vocalisant dans l’eau. La résistance de l’eau ajoute une dimension physique à l’exercice, ce qui peut intensifier ses effets bénéfiques.
- Prenez des respirations profondes : Une fois l’exercice terminé, prenez quelques respirations profondes pour vous recentrer et observer comment vous vous sentez.
- Répétez régulièrement : Pour des résultats optimaux, pratiquez cet exercice régulièrement. Plus vous le faites, plus vous pourriez constater une diminution de l’impact émotionnel du mot choisi.
Variantes :
A. Expérimentez avec différentes voix : Répétez la pensée en utilisant différents timbres de voix : neutre, curieux, plaintif, joyeux, enfantin, etc.
B. Chantez la pensée : Transformez la pensée en une mélodie simple comme « Bonne fête » et chantez-la à plusieurs reprises.
En incorporant l’exercice de défusion cognitive dans le volet 5 de la méthode de La Voix Résiliente, Marcin Brzezinski a enrichi cette technique éprouvée en y intégrant l’outil VoixLibre, qui repose sur la vocalisation dans l’eau pour une expérience encore plus immersive. En réduisant l’impact émotionnel et la crédibilité des pensées négatives, cet exercice offre un moyen concret de promouvoir la santé émotionnelle et vocale. Alors, la prochaine fois que vous vous retrouvez submergé par des pensées négatives, rappelez-vous du pouvoir de cet exercice pour favoriser une voix intérieure plus positive et confiante !
Marcin Brzezinski, coach vocal, vocologiste et éducateur en santé de la voix à La Voix Résiliente, résume le contenu du 3e atelier vocal en ligne offert sur une base « accès libre, contribution volontaire ».
Résumé de l’atelier d’entraînement vocal du 1 avril 2020, « Chanter sans casser les oreilles : exercices semi-occlusifs » :
- Comment utiliser des accessoires tels qu’une paille, une bouteille d’eau ou une serviette à main comme outils d’échauffement vocal (warm-up) et entraînement de la voix ?
- Comment les exercices semi-occlusifs (SOVT) permettent de coordonner naturellement la vibration des cordes vocales et la gestion du souffle ?
- Comment chanter à pleine voix et entraîner sa voix de façon efficace tout en minimisant le volume vocal perçu par l’entourage (logements et espaces de travail partagés, en voyage, etc.)
Les ateliers vocaux en ligne des mercredis soirs 18h30 heure du Québec sont offerts sur une base « accès libre, contribution volontaire ».
La Voix Résiliente ayant à cœur la santé vocale des artistes de tous les niveaux et tous les âges et étant socialement impliquée auprès des artistes et de toute personne ayant à cœur sa santé vocale depuis plus de 26 ans, votre contribution nous permet d’offrir à chaque semaine de l’information à la fine pointe de la vocologie sur la pratique vocale et les saines habitudes à cultiver au quotidien.